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Mairie de Châtelaudren

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Samedi: 9H00-12H

Le petit écho de la mode

 

 

L' Histoire du Petit Echo de la Mode et des Editions de Montsouris

(lien vers le site officiel)

Résumé :

Le Petit Echo de la Mode, premier et plus grand magazine familial de l'Histoire, est fondé en 1880 par un couple breton, Charles De Penanster et sa compagne Claire qui sera l'âme de la revue. Ce titre connaît un succès immédiat et atteint son apogée dans la seconde moitié du XXe siècle avec des tirages de plus d'un million d'exemplaires chaque semaine, avant de disparaître en 1983, après plus d'un siècle d'existence !

En 1920, à l'étroit dans ses locaux parisiens du Parc de Montsouris, le Petit Echo de la Mode décide de la création d'une filiale en province, loin de la ligne de front et du conflit omniprésent dans les esprits après les ravages de la guerre de 14-18. La direction opte alors pour Châtelaudren. La capitale historique du Goëlo offre à l'entreprise l'énergie hydroélectrique de la rivière «le Leff» et la nouvelle imprimerie érige bientôt la ville en capitale des patrons-modèles.

Aujourd'hui seule rescapée de l'odyssée des Editions de Montsouris, la friche industrielle bretonne est devenue un Centre Ressources qui, années après années, collecte les éléments d'une formidable aventure éditoriale.

 

Le Petit Echo de la Mode est fondé en 1880, par un jeune sénateur des Côtes du Nord, Charles de Penanster. (château de Kergrist à Ploubezre)

C’est un magazine destiné aux mères de familles, dans lequel on leur apprend à couper des vêtements, à tenir la maison, et on aborde aussi, l’éducation des enfants…
 
Il va connaître un grand succès, grâce notamment à la publication d’un roman à épisodes et surtout à l’encartage d’un patron qui permet de réaliser soi-même un vêtement présenté dans le numéro.
 
Vers 1900, le journal s’installe près du Parc Montsouris à Paris, ce qui donnera bientôt son nom aux Editions Montsouris.
 
Après la guerre, ces locaux deviennent trop étroits, il faut s’agrandir, plutôt vers l’ouest, le fils du fondateur décédé en 1902, Charles-Albert de Penanster, est conseiller général des Côtes du Nord, et il sait qu’à Châtelaudren, il existe une papeterie qui fonctionne à l’aide d’une turbine hydroélectrique alimenté par un étang.

 
 L’imprimerie de Châtelaudren (construite en 1923) se chargera des parutions non urgentes du magazine, mais surtout de la fabrication des fameux patrons-modèles, dont elle assurera les deux tiers de la production nationale. On y imprimera également des magazines pour enfants, Pierrot (pour les garçons) et Lisette (pour les filles).
 
En 1928, naît un nouveau magazine: Rustica.
Le Petit Echo augmente ses tirages ( plus d’1 million d’exemplaires par semaine) et l’imprimerie de Châtelaudren se porte bien, les 20 emplois de 1925 se multiplient, et à la meilleur période de l’entreprise, plus de 200 personnes y travailleront.
 
En 1960, le Petit Echo de la Mode grandit et s’appelle désormais, l’Echo de la Mode.
 
Les années 60 sont des années de croissance mais aussi des années de crise:
- les progrès vont de plus en plus vite et il faut investir pour rester compétitif (et l’entreprise familiale ne souhaite pas emprunter)
- la télévision devient un nouveau support de publicité, les annonceurs délaisse les magazines
- les patrons-modèles sont en difficultés face au développement de la confection industrielle et à la baisse du coût du prêt à porter.
 
En 1977, l’Echo de la Mode est racheté par un autre magazine «Femmes d’aujourd’hui», les 2 titres cohabiteront jusqu’en 1984.
 
C’est le déclin, le travail manque et les licenciements se succèdent, l’entreprise de Châtelaudren ferme ses portes entre septembre 1983 et mars 84.
Mais grâce au savoir-faire et à la volonté des anciens du Petit Echo, de nombreuses nouvelles entreprises vont naître Roto Armor, SH Imprimeurs, Chatel Compo, entreprises aujourd’hui florissantes.
 
 
Aujourd’hui l’association Culture & Patrimoine travaille a la réhabilitation des anciens bâtiments et à la sauvegarde de ce patrimoine national. Chaque année une exposition promotionnelle pour le lieu est organisée dans le site extraordinaire de cette friche industrielle de métal, de brique et de béton.
 

 

Texte extrait du site internet du "petit écho de la mode"

 

Petit Echo de la Mode de 1888

Charles Huon de Penanster

Les réussites commerciales ont souvent leur origine dans une idée simple : c'est le cas de celle du périodique féminin.
Après le Second Empire, les débuts de la civilisation industrielle et le développement de l'instruction éveillèrent des besoins familiaux. C'est pour les satisfaire que fut fondé en 1880 « Le Petit Echo de la Mode ». Il succède, en fait, au « Petit JOURNAL de la Mode » créé l’année précédente, déficitaire (il ne tire que quelques milliers d’exemplaires) et racheté par Charles Huon de Penanster.
Le titre devient « Petit Echo de la Mode ».
La nouvelle formule de ce journal féminin et familial, résolument pratique, marque la naissance d'une nouvelle forme de presse. Elle est aussi le point de départ d'une très grande entreprise d’édition.

Charles Huon de Penanster, son épouse Claire Le Roux qui sera l’âme du magazine et Emmanuel Ferré, ami et associé de la première heure, s’adressent ainsi aux mères de famille qu'aucun journal ne touche jusqu'alors et « Le Petit Echo de la Mode » se développe rapidement, dirigé par Philippe Orsoni qu’accompagne une rédactrice en chef virtuelle créée pour l’occasion : la baronne de Clessy. Son tirage passe de 5.000 à 100.000 exemplaires après l'insertion d'un roman-feuilleton, imprimé sur pages détachables et reliables. En 1893, l'encartage d'un patron gratuit le fait monter à plus de 200.000 exemplaires.

 

Visite organisée

Deux programmes de visite pour les groupes